Bâle – Prague – Cracovie

De Bâle à Cracovie par la vallée du Rhin, la Forêt Noire, les vallées du Neckar et du Main, les Fichtelgebirge, puis Eurovelo 4 (véloroute de l’Europe centrale) à travers la Tchéquie. La plus grande partie de cet itinéraire suit des véloroutes officielles balisées, soit, dans l’ordre chronologique :

En Suisse
Route du Rhin (Suisse à vélo 2, Eurovelo 6, Eurovelo 15)

En Allemagne
Schwarzwald Panorama Radweg
Neckartal Radweg
Main Radweg (Eurovelo 4)

En Tchéquie
Eurovelo 4 jusqu’à Bohumin

En Pologne
Véloroutes locales (surtout R4)

Attention : ce parcours comporte des sections impraticables sur le vélo, qu’il s’agisse de pentes trop raides ou de sentiers forestiers caillouteux, surtout en Tchéquie. Il faut donc être prêt à pousser sa monture. 25 jours (été 2024).

Les images de ce voyage sont publiées sur Piwigo.

Brèves notes de route

1. Bâle – Wil (67 km)
La vieille ville de Bâle mérite une balade, d’autant plus que l’étape du jour est courte. Ensuite, sur la rive droite du Rhin, la piste cyclable suit le fleuve jusqu’à la frontière allemande, toute proche. On ne parcourt que quelques kilomètres en Allemagne avant de revenir en Suisse par le barrage d’Augst-Wyhlen, où on retrouve Eurovelo 6 qui nous conduit à Rheinfelden, joli bourg historique. Après la piscine de Möhlin, on s’engage sur un sympathique parcours forestier jusqu’à Mumpf. Le tronçon entre Stein et Laufenburg n’est pas agréable, en raison de l’abondance de trafic motorisé. J’ai choisi d’aller camper à Wil, dans les collines argoviennes, pour la tranquillité.

2. Wil – Lenzkirch (82 km)
Depuis Wil, la montée vers Bossehus (520 m) est magnifique, avant la plongée vers la vallée du Rhin – et sa centrale nucléaire. Parcours agréable sur Eurovelo 6 jusqu’à Koblenz. Si c’est la saison, n’omettez pas d’acheter des cerises locales dans les fermes le long de la piste cyclable ! La traversée du Rhin signifie également franchissement de frontière, dans une région à fort trafic pendulaire, par conséquent l’étape est assez détestable jusqu’à Lauchringen, même sur piste cyclable. Ensuite, on remonte la vallée de la Wutach sur une belle véloroute, où la signalisation est excellente. La route nationale est un enfer plein de camions, mais on roule rarement tout près.
A Grimmelshofen, on attaque la montée vers Bonndorf, située à 880 m. Il faut avoir de l’eau, car on roule presque toujours au soleil ! La descente successive s’effectue sur une piste forestière en gravillons : attention au risque de dérapage dans les parties raides !

3. Lenzkirch – Donaueschingen/Pfohren (63 km)
Après le petit déj dans une bonne boulangerie, on quitte Lenzkirch par une petite route qui devient rapidement une piste forestière en gravier. Le parcours est sauvage jusqu’à Neustadt, à flanc de colline, au-dessus des torrents. On entame ensuite une longue montée sur goudron jusqu’à Eisenbach, durant laquelle on profite de belles vues sur la vallée. En haut, on retrouve une piste forestière silencieuse en légère descente, qui a la particularité d’être rectiligne sur 9 km, à l’exception d’un angle. La suite est chouette jusqu’à Bräunlingen. J’ai fait le détour à Donaueschingen pour le camping.

4. Donaueschingen/Pfohren – Freudenstadt (92 km)
Donaueschingen est connue pour se trouver à la source du Danube : il y naît à la confluence de la Breg et de la Brigach. J’étais déjà là en 2007, en route vers Belgrade, mais n’ai pas hésité à m’arrêter à nouveau en ce lieu hautement symbolique. Le centre-ville est agréable, mais les petit-déjeuners y sont chers !
Une belle piste cyclable dans le Brigachtal permet de retourner sur la véloroute officielle « Schwarzwald Panorama ». On traverse Villingen, jolie ville animée. Ensuite, il faut affronter de nombreuses montées et descentes sur goudron, toujours au soleil. Heureusement, il y a régulièrement des bancs sous un chêne ou tilleul pour profiter d’une pause rafraichissante à l’ombre. La plus belle partie de l’étape du jour se trouve entre Sulgen et Betzweiler. Plus loin, Lossburg est envahie de trafic et donc détestable. Heureusement, on s’en échappe par une piste forestière en montée, avant le plongeon final vers Freudenstadt. Il n’y a pas de camping, seulement une auberge de jeunesse, hélas un peu chère.

5. Freudenstadt – Etzenrot (80 km)
De longs parcours forestiers nous attendent dès la sortie de Freudenstadt, durant lesquels on est hélas confrontés aux dégâts d’un bûcheronnage brutal. Les montées et descentes successives, sur graviers, sont parfois glissantes, surtout après la pluie et avec des pneus très gonflés. Très peu de refuges en cas de mauvais temps. A Gompelscheuer, on rejoint la vallée et l’itinéraire oscille autour de la route qui file vers Pforzheim. A Bad Wildbad, la nature forestière laisse la place au cinéma habituel des stations thermales – pas besoin de s’attarder… Ayant constaté qu’il n’était pas nécessaire de passer par Pforzheim pour rejoindre la vallée du Rhin, j’ai obliqué à Rotenbach, sur un chemin très raide, puis me suis un peu perdu dans la campagne pour rejoindre le camping à Etzenrot – et éviter les routes dangereuses !

6. Etzenrot – Heidelberg (89 km)
Cette étape dans la large vallée du Rhin traverse deux villes intéressantes : la petite Ettlingen, parfaite pour le petit déj, puis Karlsruhe, peu après, bien que son approche, le long des voies routières, soit assez pénible (mais pas dangereuse). Après la traversée de la vieille ville et sa place du marché, on quitte le béton en un instant au château de Karlsruhe, qui donne accès à une aire forestière d’une quinzaine de kilomètres. Je voulais ensuite rouler le long du Rhin, mais ça n’a pas été facile, car la signalisation était approximative, le parcours très sinueux (donc long !) et des travaux bloquaient certains tronçons. Dans la chaleur étouffante de cette journée tropicale, je n’avais pas envie de me retrouver bloqué dans une zone marécageuse infestée de moustiques et de devoir rebrousser chemin sur des kilomètres. Je me suis donc éloigné de la rive et ai continué au GPS vers Heidelberg, traversant notamment une jolie forêt de pins après Reilingen – mas partiellement en voie de désertification en raison de sécheresses répétées et d’un sol très fragile. Une balade dans la vieille ville de Heidelberg vaut la peine.

7. Heidelberg – Miltenberg (96 km)
Sans doute l’étape la plus éprouvante du voyage, en raison d’une pluie intense couplée au vent tout l’après-midi – j’ai roulé trempé pendant des heures, malgré mon équipement de cosmonaute-plongeur, et dépassé avec inquiétude, poussant mon vélo dans une montée forestière très raide, un immense zombie patibulaire au regard mauvais, probablement ivre… Sinon, le parcours doit être plutôt cool, entre la piste cyclable du Neckar et la montée dans les collines qui sépare les vallées du Neckar et du Main. Moi, j’étais hélas cramponné à mon GPS, dans une grisaille froide, sur des chemins forestiers détrempés et glissants… J’aurais bien aimé une Auberge de jeunesse ce soir-là, mais je n’ai pu que monter la tente sous la pluie qui s’était muée en bruine. Heureusement, le camping vendait des bières (soirée de match au Mondial oblige !) et avait des emplacements protégés pour le piknik.

8. Miltenberg – Lohr am Main (86 km)
Chouette et facile étape sur la piste cyclable le long du Main, sous un ciel toujours gris et pluvieux par moments. Pas besoin de réfléchir, il suffit de suivre les panneaux ! Ce sont les premiers kilomètres sur Eurovelo 4 (EV4), l’autoroute cycliste vers Kiev, qu’on ne ne quittera pratiquement plus jusqu’à Cracovie, à 1646 km de là ! Comme Miltenberg, Lohr am Main est un joli petit bourg, surtout tôt le matin pour le café.

9. Lohr am Main – Volkach (107 km)
Départ sous le soleil pour une étape sans histoire durant laquelle on dépasse régulièrement des groupes à vélomoteur (VAE), car cette véloroute est vraiment accessible à tout le monde et apparemment très populaire auprès des retraité.e.s allemand.e.s. La traversée de Würzburg rompt la monotonie et vaut la peine, car c’est une très belle ville. J’y ai tourné plus longtemps que je ne pensais, car je cherchais un matelas gonflable pour remplacer mon Therm-a-Rest, qui venait de me lâcher, après 19 ans de loyaux services sur les chemins européens ! Pour rattraper un peu, j’ai coupé le méandre suivant du Main, filant directement vers Dettelbach, le vignoble de Franconie, puis Volkach.

10. Volkach – Ebing (116 km)
Poursuite de nos zigzags dans la vallée du Main. J’aurais bien aimé passé la nuit à l’AJ de Bamberg, petite cité magnifique, mais tout était complet, et j’ai donc continué sous la pluie…

11. Ebing – Bayreuth (104 km)
Main Radweg, immer noch… Autre journée grise et humide, heureusement égayée par la compagnie de Torsten, qui a roulé avec moi quelques heures avant de poursuivre vers la Tchéquie, la Pologne, la Baltique – mais bien plus légèrement, et évidemment plus vite. Très difficile de trouver un hébergement abordable à Bayreuth, où il n’y a pas de camping, alors que l’AJ est complète.

12. Bayreuth – Neubau (53 km)
Après plusieurs journées de plat, on affronte quelques montées solides jusqu’à Goldmühl. La signalisation n’est pas top sur ce tronçon, le GPS se révèle donc utile. Ensuite, le parcours suit une super piste cyclable le long du Weissmain, réduit à un petit torrent. Même si l’on n’est pas loin de la route, on entend davantage le ruisseau que le trafic. La montée est facile et se franchit sur le 2e plateau. Après Bischofsgrün, la montée se poursuit sur une piste non goudronnée dans la forêt, à travers un paysage à la scandinave. On trouve un chouette camping, mais pas d’épicerie à Neubau, raison pour laquelle j’ai poussé jusqu’à Fichtelberg. La balade indispensable autour du Fichtelsee nous propulse encore plus en Suède…

13. Neubau – Kynšperk nad Ohří (84 km)
Magnifique trajet jusqu’à la frontière, à travers collines et forêts. Ravitaillement possible à Wünsiedel. Un panneau rouillé marque l’entrée en Tchéquie sur la piste cyclable. Suit un tronçon au bord de la route jusqu’à Cheb, mais sans grand trafic. Première cité tchèque, Cheb marque le visiteur par sa différence avec les villes allemandes, malheureusement, on n’y trouve que des hébergements chers, ou alors complets. L’itinéraire se poursuit sur une belle piste cyclable qui suit la rivière, balisée « Route 6 ». Camping précaire à Kynšperk nad Ohří, sinon quelques B&Bs (appelés « Penzion » ou « Pension » en Tchéquie) mais difficiles à trouver…

14. Kynšperk nad Ohří – Bochov (74 km)
La véloroute 6 continue de suivre les méandres de la rivière Ohře, souvent en forêt. S’il a plu, il faut affronter des passages boueux. De nombreux canoës et kayaks descendent le cours d’eau. Parmi les spots du jour, on peut citer le bourg fortifié de Loket, ainsi que de jolies formations rocheuses un peu plus loin. Karlovy Vary est une ville très chic où l’on ne trouve que des commerces de luxe, donc sans grand intérêt. Plus loin, j’ai choisi la route montant vers Haje plutôt que EV4 (ou Route 39), pour éviter de possibles dénivelés supplémentaires, ainsi qu’un parcours potentiellement boueux en forêt. De toute façon, on retrouve les cahots forestiers dans une montée très raide à la sortie de Pila. Pension au centre de Bochov, avec une terrasse intéressante pour observer la vie locale autour du square central en buvant une bonne bière. Je me suis demandé s’ils avaient déjà vu un étranger dans ce bled 🙂

15. Bochov – Roztoky (100 km)
Super étape, mais éprouvante : chemins défoncés, inondés, boueux ou caillouteux en pleine brousse ou forêt, montées et descentes, certaines trop raides pour rester sur le vélo – jusqu’à Žihle surtout. Signalisation déficiente après Jesenice, GPS indispensable. Magnifique descente le long de la rivière après Rakovnik. Campings à Roztoky uniquement. Côté balisage, c’est Route 39 jusqu’à Ostrovec, puis 351 jusqu’à Rakovnik, et 303 ensuite.

16. Roztoky – Prague (75 km)
L’étape commence par une montée pas trop raide, dans la forêt donc à l’ombre. Ensuite, à l’aide du GPS, j’ai pris un raccourci sur de petites routes avec peu de trafic entre Karlov et Beroun pour économiser environ 20 km, au prix de l’ascension d’une colline toutefois. On peut se ravitailler à Beroun, petit bourg au centre très animé. La descente de la vallée de la Berounka, affluent de la Vltava, est très agréable et en partie sur piste cyclable, jusqu’à Karlštejn, où il y a un camping qui semble ok. A Hlásná Třebaň, la jonction avec la Route 3 non n’est pas signalée, donc il faut recourir au GPS, puis traverser les voies de chemin de fer par 2 séries d’escaliers ! De là, la piste cyclable nous conduit sans encombre jusqu’au centre de Prague, le long de la Vltava (ou Moldau), mais attention à ne pas rater la traversée vers la rive droite à Hlubočepy, car la suite sur la rive gauche n’est pas cool.
La capitale tchèque mérite largement un ou deux jours de pause dans le voyage, mais il faut sortir tôt le matin pour précéder les immenses foules de touristes. J’y avais passé une semaine mémorable en voyage de maturité (ou de bac), bien avant la chute du Mur, et ai retrouvé avec un grand bonheur cette ville animée, sans aucun doute l’une des plus belles d’Europe !

17. Prague – Kolín (91 km)
La sortie de Prague se révèle plutôt facile, mais le GPS est nécessaire à certains endroits pour ne pas se perdre. Suivre le balisage A2 jusqu’à Libeň, puis A26. A la gare de Černý Most, côté droit, un ascenseur permet d’éviter les escaliers, mais il faut ensuite remonter par une voie de bus, à contre sens (il y a un trottoir étroit). Ensuite, l’itinéraire prend différents numéros, tous corrects dans l’application OSMAnd+. On sort de l’agglomération après 22 km, peu avant le village de Zeleneč. Suivent un parcours en forêt le long de la voie ferrée et plusieurs tronçons très cools le long du Labe, qui n’est autre que l’Elbe, laquelle prend sa source du côté tchèque des Monts des Géants. Le sentier est parfois sablonneux et étroit : attention à la perte de maîtrise au bord du fleuve…

18. Kolín – Seč (65 km)
Journée essentiellement sur petites routes. Il manque un panneau à la sortie de Kolín, pour quitter la route principale sur la droite, juste avant la station service. On franchit d’abord une colline pour arriver à Kutná Hora, jolie ville qui fut un important centre d’extraction de minerai d’argent. Malheureusement, un marché à touristes bondé empêche de pousser son vélo au pied de l’impressionnante cathédrale. Après Časlav, on affronte plusieurs courtes montées et descentes pour franchir des ruisseaux. Attention au trafic sur la route 337, après Závratec, surtout dans la montée sinueuse sous les arbres ! Juste avant Seč, on gravit une autre colline, à 540 mètres, mais sur une route silencieuse cette fois – et ça change tout !

19. Seč – Na Kopci (88 km)
Super étape dans les collines. Après une nuit très pluvieuse, j’ai quitté EV4 à Rušinov pour éviter d’éventuels parcours boueux et économiser environ 15 km. L’alternative par la route 5127 jusqu’à Radostín est très agréable. Juste après avoir retrouvé EV4, on traverse une forêt et un milieu humide protégé. Suivent pas mal de montées et descentes sur de petites routes tranquilles. Chouette camping au fond de la vallée, tenu par une famille hollandaise – mais éviter les bungalows, pas terribles et surchauffés par le soleil.

20. Na Kopci – Brno (80 km)
Beau parcours le long de la rivière jusqu’à Tišnov, ensuite à chier, surtout depuis Sentice sur la 38526 puis la 38529 : montées et descentes en plein soleil avec du trafic. Pire encore entre Veverská Bítýška et Nové Dvory sur la 386 ! C’est un peu mieux ensuite, mais  la plupart des bagnoles ne respectent pas la limitation à 50 km/h et dépassent n’importe où sur un tronçon sinueux comprenant beaucoup de virages sans visibilité. Attention ! Plus tôt, entre Doubravnik et Borač, j’ai préféré suivre la rivière que la route principale : ne pas traverser l’usine à papier, mais prendre le sentier à droite juste avant le portail. A Brno, attention aux vélos de course et livreurs casqués à roulette : ce sont de vrais dangers et ils roulent probablement en 4×4 le reste du temps… La vieille ville de Brno est magnifique, en particulier le soir – ne pas hésiter à s’installer dans une chaise longue sur les places principales, pour observer le va-et-vient des habitant.e.s.

21. Brno – Strážnice (112 km)
Des champs de céréales au vignoble Morave. La sortie de Brno le long de la rivière est cool, puis ça se gâte vers Tuřany : il n’y a plus de signalisation jusqu’à Slavkov u Brna, on roule sur des routes défoncées, dont les bords sont affaissés, au milieu du trafic, dont des camions, sans oublier quelques montées et descentes en plein soleil… A Kloboučky, lassé de la vallée et du bruit du trafic sur la route principale proche, j’ai pris la 5097, à destination d’un croisement au sommet de la colline, en pleine forêt, d’où la 473 rejoint EV4. Ce trajet alternatif représente un raccourci, mais au prix d’une belle montée ! Chouette parcours dans la forêt après Vacenovice, puis route 55 durant plusieurs km jusqu’à Sudoměřice, car EV4 file sur une digue impraticable !!! Le trafic est important et rapide sur la 55, mais ne représente pas un grand danger, car on peut rouler sur la bande d’arrêt d’urgence.

22. Strážnice – Přerov (109 km)
Du vignoble aux vergers, puis aux usines. Aujourd’hui, on remonte le cours de la rivière Morava, puis on oblique peu avant Přerov pour remonter celui d’un affluent, la Bečva. Alternance de tronçons de piste cyclable sur la digue et de parcours sur petite route. Rien de très intéressant, peu d’hébergements, malgré le nombre plus important de cyclistes tchèques – c’est un peu leur viaRhôna. Seul avantage, pour les assoiffés : quelques terrasses le long de la véloroute.

23. Přerov – Albrechtičky (82 km)
Étape sympa, plus variée que la veille, qui inclut la piste cyclable le long de la Bečva, un parcours dans les collines entre Hranice et Dub (hors EV4 et non balisé, GPS indispensable), des chemins ruraux et des routes dans la plaine céréalière (attention au trafic sur certaines !). J’ai choisi de quitter Eurovelo 4 à Hranice (jolie place centrale) pour raccourcir le parcours, qui s’en va zigzaguer un peu plus au sud. En fin d’étape, entre Bartošovice et Nova-Horka, on peut prendre la véloroute 6011 pour éviter le trafic. A Albrechtičky, bourgade silencieuse, on passe les 2000 km depuis le départ et mieux vaut bien parler tchèque pour trouver la personne responsable de l’hébergement (ubytování), qui habite dans une maison voisine, et régler les détails administratifs 🙂

24. Albrechtičky – Łąka (100 km)
Joli parcours jusqu’aux abords d’Ostrava : plaine alluviale, champs de céréales et petits bouts de forêt. Ensuite, le contournement de la ville par l’ouest, le long de la rivière, est sans intérêt et plutôt moche. A Bohumin, on trouve le premier ravitaillement depuis le départ du jour, après 40km. C’est là que s’achève la trace Eurovelo 4 que j’avais téléchargée. Ensuite, en l’absence de carte routière détaillée, j’ai d’abord suivi une trace générée par l’application komoot, puis des parcours cyclables polonais sur OSMAnd+. Le passage de la frontière s’effectue sur une petite route de campagne déserte et n’est signalé que du côté tchèque, mais on ne peut pas ne pas remarquer que la route est totalement défoncée côté polonais. J’ai rapidement constaté que le balisage R4 correspond plus ou moins à EV4, mais parfois on s’en écarte sans le remarquer. La plupart du temps, R4 suit de petites routes tranquilles, sauf à la sortie de Jastrzębie Zdrój : attention au trafic !!! Grâce à mon application OSMAnd+, j’ai parfois pris des raccourcis par rapport à R4. A Łąka, le camping se trouve sur la rive d’un lac artificiel et on peut y louer des kayaks : belle façon de terminer une journée caniculaire de pédalage !

25. Łąka – Kraków (115 km)
Pour ce dernier jour, j’ai suivi le balisage R4 jusqu’à Wola, plutôt que komoot, qui m’envoie sur la route. La traversée de Pszczyna au GPS ne pose pas de problème (contrairement au nom de cette ville…). Plus loin, il y a plusieurs déviations à cause de travaux : l’une d’elles me conduit sans que je m’y attende devant le camp d’Auschwitz Birkenau. Ce fut un choc et, en roulant lentement autour des barbelés, j’ai cru entendre les cris de tous ces pauvres gens. Il faut se ravitailler à Oswięcim, car ensuite il n’y a plus rien le long du fleuve Wisła (ou Vistule) jusqu’à Krakow, sauf à Kamień. La piste cyclable sur la digue n’est pas toujours goudronnée, on n’y trouve pas d’ombre, ni eau, ni toilettes, ni bancs, ni coins piknik. De plus, elle est exposée au vent. A l’approche de Cracovie, nombreux château et autres monuments sur les collines environnantes.

Ne reste qu’à profiter de cette ville magnifique avant de prendre le train du retour – ou de poursuivre, et dans mon cas ce sera pour un prochain été.

Un tour dans le Treize

Balade printanière de 5 jours dans le département des Bouches-du-Rhône. Points positifs : chaîne des Alpilles, montagnes de la Sainte-Baume et Sainte-Victoire. Points négatifs : région marseillaise étouffant sous les bagnoles, conduite dangereuse, absence d’aménagements cyclables, températures caniculaires en avril déjà… Avril 2024

Vous pouvez visionner un diaporama des images de ce voyage sur Piwigo.

Dieppe – Paris (Avenue Verte)

De Dieppe à Paris par l’Avenue Verte, itinéraire cycliste populaire qui relie Londres à la capitale française. Voies vertes hors trafic motorisé, routes secondaires, chemins de gravier et sentiers forestiers à travers la belle campagne normande ainsi que le parc naturel régional du Vexin Français, aux portes de Paris. J’ai parcouru cet itinéraire au retour d’un voyage d’un mois au Royaume-Uni. Il existe une section alternative, un peu plus longue, par les bords de l’Oise. 2 jours (été 2023).

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Brighton – Inverness (GB)

De Brighton sur la côte de la Manche à Inverness en Écosse, par les itinéraires cyclables développés par SUSTRANS, Fondation britannique pour la mobilité durable. Attention : ce parcours comporte des sections impraticables sur le vélo, qu’il s’agisse de pentes trop raides, d’escaliers occasionnels, de sentiers trop étroits en bordure de canal ou envahis par une végétation piquante (ronces et orties)… Il faut donc être prêt à pousser sa monture. 28 jours (été 2023). Continuer la lecture

Genève – Mt Mézenc – Mt Aigoual – Montpellier

De Genève à Montpellier en 12 jours, par ViaRhôna, les Terres Froides, les monts d’Ardèche, les vallées cévenoles, le Mt Aigoual, la frange sud des causses et la Méditerranée héraultaise. Le parcours suit essentiellement des routes secondaires silencieuses et quelques voies vertes. Il est donc tout particulièrement recommandé aux amateurs de nature grandiose et de régions authentiques situées hors des sentiers battus, qui ne craignent pas le désespoir que peut susciter le constat du déclin irrémédiable de l’économie rurale non industrielle et du dépeuplement qui en résulte, pendant que les villes bétonnent à tout va pour tenter de loger les nouveaux arrivants dans leurs zones déjà surpeuplées. Tout le monde se réjouit donc de l’avenir doré tissé par les jeunes banquiers au pouvoir d’aujourd’hui et de demain ! Mais en attendant la fin de ce monde, allons rouler ! Avril 2023.

Les photos de ce parcours sont publiées sur Piwigo.

Navacelles

Les plats pays (Bâle-Bruxelles-Amsterdam-Hambourg)

Voyage à vélo de 24 jours entre Bâle et Hambourg par les Vosges, la Moselle, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande. A l’exception de la France, le parcours suit presque exclusivement des pistes cyclables et voies vertes. Vélo robuste et pneus anti-crevaison recommandés pour les sections hors goudron. Juillet-août 2022.

Les images de ce voyage peuvent être visionnées sur Piwigo. En voici déjà deux…

Baltique et Scandinavie 2 (LT, LV, EST, FIN, S)

Voyage d’un mois en Europe du nord, d’abord sur la route Eurovelo 10/13 le long de la mer Baltique entre Nida (Lituanie) et Narva (Estonie), puis en Finlande et dans l’archipel d’Åland, avant une descente de la côte sud-est de la Suède sur les itinéraires Sverigeleden, Kustlinjen et Cykelspåret. Destination très vivement recommandée à tous les amoureux d’authenticité et de voyage hors des sentiers battus ! Liaisons par ferries et train. Vélo robuste et pneus anti-crevaison recommandés. Juin-juillet 2019.

En attendant que je trouve le temps de rédiger la description de cet itinéraire, vous pouvez visionner un diaporama de photos géolocalisées sur Piwigo.

Maxi-Salève (VTT)

Parcours VTT « inventé » au fil des mois par mes amis Olivier et Philippe avec pour objectif de faire le moins de goudron possible depuis la Croisette, tout en restant sur les chemins et sentiers les plus roulants. Pari réussi, merci ! Pour ceux qui préfèrent monter avec le téléphérique : depuis la gare supérieure, prendre le chemin de la Grange Passey, puis continuer vers Grange Gaby et la Pile (voir deuxième carte ci-dessous). Attention aux tiques sur les sentiers forestiers du versant nord-ouest !

Crêt-de-la-Neuve – Marchairuz – Mt Tendre

Tour VTT au départ de Coppet parcourant la crête de la Haute chaîne du Jura vaudois, entre la Combe des Amburnex (La Bassine) et le Mont Tendre, plus haut sommet du Jura suisse. La plupart du temps, on suit le balisage jaune de randonnée pédestre n°5 de Suisse Mobile (« Crêtes du Jura »). Il y a très peu de monde sur ces chemins, sauf entre le Marchairuz et le Mt Tendre, mais les piétons sont prioritaires sur les sentiers – merci de faire preuve de respect.

Attention : le vélo doit être poussé, voire porté sur certaines sections caillouteuses et/ou encombrées de racines.

Mt Tendre

Baltique et Scandinavie (D, PL, S, DK)

Voyage d’un mois en Europe du nord, d’abord sur la route Eurovelo 10/13 le long de la mer Baltique entre Lübeck (Allemagne) et Gdansk (Pologne), puis en Suède sur les itinéraires Sverigeleden, avant une traversée nord-sud de la péninsule du Jutland au Danemark sur Haervejsruten (Eurovelo 3). Liaisons par ferries, bus et train. Vélo robuste et pneus anti-crevaison indispensables. Juin-juillet 2018.

Vous pouvez visionner un diaporama de photos géolocalisées sur Piwigo. Une partie de ces images sont incluses dans le texte ci-dessous. Continuer la lecture